1.
@aeris nous a fait un mutitweet sur le thème
"Qu’est-ce qui définit une entreprise « éthique » ?"
https://twitter.com/aeris22/status/874725968929271808
(j'ai proposé de poursuivre ici)
La question de l'éthique est très liée à celle de la morale, qui reste à géométrie variable (ds le temps et pour les personnes).
Donc, pour moi, il faut fixer des critères, qui proposent une morale et fixe un chemin vers une éthique, afin que les gens puissent dire "OK, je valide". Ou pas.
(woops, 10 mal classé ;) )
10.
Quant à l'éthique, ce n'est pas quelque chose de hors-sol ou d'absolu, c'est forcément relatif à une personne, à un contexte, à une époque.
Donc, l'éthique attendue d'une structure d'hébergement, c'est pas non plus la même que celle de ton maraîcher, ou celle de ton élu.
Par contre, on peut réfléchir, ensemble, à l'éthique des structures d'hébergement de données. Et peut être qu'on ne sera pas d'accord, mais on s'en fout : on aura fait avancer le shmilblick :)
@pyg parfois on souhaite dépasser certaines chartes, ou s'écarter de certains points, pour des raisons d'éthique justement (par exemple, pour le houblon je pourrais préférer favoriser des houblonniers locaux qui font des houblons non bio plutôt que d'acheter du houblon bio à l'autre bout de la planète).
Auquel cas, il est possible d'afficher quels sont les points de divergence + explication.
Dc, le fait de ne pas suivre une charte prédéfinie et validée enlève la verifiabilité (il faut faire confiance à la personne qui dit suivre ces critères).
Il est aussi possible dans une certaine mesure de proposer de la transparence envers le public :)
@pyg @almet Avec un groupe de personnes (un cercle de discussion), nous avons expérimenté un cadre de principes (pas de jugement, éviter les conseils, partir de son besoin, éviter les discussions ping-pong ...). A partir de là, au cours des séances, nous avons questionné plusieurs fois ces principes, j'étais facilitateur. Chacun devient dans le temps garant du groupe, et cela fonctionne dynamiquement.
C'est un petit groupe autogéré (moins d'une douzaine de personnes).
@almet
La transparence que tu évoque est pour moi la clef pour celles et ceux qui voudraient affirmer une éthique, au lieu d'en suivre une (les deux options étant également valables).
C'est pourquoi pour CHATONS, on a préféré définir nous-même un cadre éthique, et le rendre évolutif (comme toi avec ton houblon en circuit court plutôt que bio :) ). Aucun cadre ne convenait, et il m'a paru + intéressant d'essayer de définir des règles ensembles, plutôt que d'appliquer une recette imparfaite qui ne correspondait pas à nos valeurs.
@almet
Tout à fait d'accord avec tout ça.
Je pense qu'il est illusoire (et faux) de s'attacher à une éthique figée.
Encore une fois, entre morale, éthique, et déontologie, on navigue en eaux troubles et agitées, car aucune ne peut être "gravée dans le marbre" (ou dans les tables de la loi et leurs 10 commandements, même plusieurs milliers d'années plus tard) et s'appliquer hors contexte.